Source : ZDNet

Technologie : Un développeur propose une solution non-officielle permettant de déjouer le blocage des mises à jour mis en place par Microsoft pour Windows 7 et 8.1, et destiné à faire de Windows 10 le seul OS Windows supporté sur les derniers processeurs.

Un développeur a mis au point un patch permettant de contourner la restriction appliquée par Microsoft sur Windows 7 et 8.1 sur les PC équipés des processeurs de dernière génération. Pour ces configurations, l’éditeur fait ainsi de Windows 10 la version incontournable de sa plateforme.

A moins de recourir à une solution logicielle qui n’a rien d’officielle. Le nouveau patch, émanant d’un développeur affichant sur GitHub le pseudo Zeffy, peut donner un coup de main aux utilisateurs concernés par la politique de Microsoft.

Des fonctions pour vérifier le CPU

La firme de Redmond avait prévenu en janvier 2016 qu’elle n’assurerait le support des derniers processeurs que sous Windows 10. La politique est entrée en vigueur au travers de mises à jour déployées en mars et avril.

Microsoft a aussi publié une note de support à ce sujet en mars et dans laquelle il propose aux  utilisateurs comme seule alternative de migrer sous Windows 10 sur les systèmes concernés.

Malgré ces avertissements de Redmond, certains utilisateurs de Windows 7 et Windows 8.1 ont été surpris par le message d’erreur accompagnant le Patch Tuesday d’avril. La notification précise : "Votre PC utilise un processeur qui n’est pas pris en charge sur cette version de Windows et vous ne recevrez pas de mises à jour."

Le patch de Zeffy promet de remédier à cette situation qui découle de mises à jour non liées à la sécurité publiées en mars et ajoutant une fonction pour détecter la génération de processeur du matériel.

Or pour le développeur, cette restriction sur les mises à jour tient "du doigt d’honneur géant pour quiconque ose ne pas monter de version vers ce monceau d’ordures connu sous le nom de Windows 10".

Le correctif de Zeffy implique de neutraliser deux fonctions qu’il a trouvées dans wuaueng.dll, le code pour la mise à jour automatique de Windows. Ces fonctions, IsCPUSupported(void) et IsDeviceServiceable(void) sont responsables de la vérification de la génération du CPU.

Comme l’explique donc Zeffy, des méthodes simples permettent de tuer cette vérification au niveau du processeur, et ainsi de lever la restriction sur les mises à jour de Windows 7 et 8.1 sur les PC équipés de processeur Intel ou AMD de dernière génération.

Pour quiconque apte à essayer le patch de Zeffy, le développeur précise qu’il devra être appliqué chaque fois que wuaueng.dll sera mis à jour.

Source : TLD

Microsoft confirmait le mois dernier que le service Windows Update bloquerait prochainement la recherche et l’installation des mises à jour pour les systèmes Windows 7 et 8.1 basés sur un processeur de dernière génération c’est à dire les plateformes sorties à partir de l’année 2016 qui sont maintenant réservées à Windows 10. Cela concerne les SoC Qualcomm Snapdragon 820 (MSM8996), les CPU Intel Core 7000 Series (Kaby Lake), les APU Amd Bristol Ridge et bien entendu les tous nouveaux CPU Amd Ryzen 5 et 7.
Les précédents patchs cumulatifs du mois de mars intégraient déjà le client Windows Update actualisé et basé sur ces nouvelles règles mais le blocage des mises à jour n’était manifestement pas encore activé. Nous apprenons en revanche qu’une fois les dernières mises à jour du 11 avril installées, ce blocage est désormais bien actif et que le scan d’une telle configuration provoque l’affichage d’un message d’erreur par Windows Update (voir ci-contre).

Voila donc une très mauvaise nouvelle pour ceux qui ont déjà ou qui comptaient renouveler leur matériel tout en continuant à utiliser librement Windows 7 ou Windows 8.1 que ce soit par simple goût personnel ou par obligation vis à vis de la compatibilité avec une application spécifique. Il devrait toutefois être possible de contourner cette limitation en téléchargeant manuellement les patchs cumulatifs mensuels sur le site Microsoft Update Catalog (voir les liens directs dans l’actualité Mises à jour cumulatives mensuelles Microsoft d’avril 2017).
Pour rappel, les OS serveurs ne sont pas concernés par ce blocage. Il est donc possible d’utiliser Windows Server 2008 R2, Windows Server 2012 ou Windows Server 2012 R2 sur une machine de ce type sans restrictions sur les mises à jour. La pilule aurait été plus dure à faire avaler.
A noter que Microsoft y est sans doute allé un peu trop fort puisque l’on apprend également qu’outre les APU Amd Bristol Ridge et les CPU Amd Ryzen lancés respectivement en 2016 et 2017, Windows Update bloque désormais également les APU mobiles Carrizo qui n’étaient, eux, pas censés être concernés puisqu’ils ont été commercialisés dès 2015 et puisqu’ils supportent officiellement le système Windows 7 !
Microsoft a sans doute commis une erreur dans le code de détection des processeurs ou alors n’a pas été en mesure de différencier correctement les APU Carrizo des APU Bristol Ridge qui utilisent la même microarchitecture Excavator.
Bref, non seulement cette restriction des mises à jour pour Windows 7/8.1 est difficilement justifiable d’un point de vue technique (qu’en est-il sur le plan légal de lier un OS à un CPU ?) mais cela a aussi des répercussions sur de précédents clients qui ont acheté une machine particulière avec un support technique censé être assuré jusqu’en 2020.
Microsoft indique chercher actuellement une solution à ce problème pour les APU Amd Carrizo et proposera dès que possible une mise à jour corrective. Encore faut-il espérer que Microsoft ait prévu la possibilité de déverrouiller son mécanisme de contrôle et qu’il ne s’effectue pas seulement au niveau local sinon cela risque d’être compliqué…

Publié par : Papy40 | 12/04/2017

Microsoft : Hasta la vista Windows Vista [MAJ]

Source : ZDNet

Sécurité : Fin de partie pour Windows Vista : 5 ans après la fin du support pour les particuliers, Microsoft met aujourd’hui fin au support étendu proposé aux entreprises qui avaient besoin d’un peu de temps pour négocier la transition.

Pour Vista, c’est vraiment la fin de l’histoire. C’est en effet aujourd’hui que s’achève le support étendu pour l’OS de Microsoft, ce qui signifie que même les entreprises ayant souscrit à ces mises à jour supplémentaires n’auront plus accès à ces dernières à partir de ce mardi. Microsoft a posté un message sur son site afin d’alerter les utilisateurs et expliquer les risques associés au fait de persister sur Vista après la fin du support.

Le principal risque est lié à la sécurité : en effet, la fin du support signifie la fin des correctifs de sécurité publiés par Microsoft. Les failles détectées sur l’OS après cette date ne seront donc plus corrigées par l’éditeur et les utilisateurs se trouveront donc exposés. Microsoft précise qu’Internet Explorer 9, le navigateur web fourni avec Windows Vista, ne sera pas supporté non plus et que les utilisateurs feraient donc bien de migrer (idem pour Firefox et Chrome).

Seule consolation : l’antivirus Security Essentials continuera de recevoir des signatures de malware pendant quelque temps, sans que Microsoft ne donne la période exacte. Microsoft précise d’ailleurs qu’un antivirus sera de toute façon bien plus efficace sur un système d’exploitation à jour et qu’un OS obsolète reste insuffisant pour faire face aux menaces.

Bien évidemment, la solution proposée par Microsoft est toute trouvée : passez sur Windows 10. Ou au moins sur Windows 7, dont le support étendu s’achèvera en 2020. Mais force est de constater que malgré un succès mitigé lors de sa sortie, Windows Vista fait encore de la résistance au sein des entreprises.

Selon des données compilées par la société américaine SpiceWorks, Windows Vista ne représente que 1% des versions de Windows utilisées dans les entreprises à travers le monde. Mais toujours selon SpiceWorks, la donne change un peu dès lors que l’on se penche sur la pénétration de Vista en entreprise : 9% d’entre elles disposent ainsi d’au moins une machine fonctionnant sous Vista, principalement des sociétés de taille conséquente disposant d’au moins 100 employés. Pour ceux-là, là fin du support étendu pourrait donc avoir des conséquences dramatiques.

Niveau grand public, les derniers chiffres donnaient Vista à 1,1% de parts en février dernier. Âgé désormais de 10 ans, Windows Vista, l’OS commercialisé le 30 janvier 2007, n’a jamais convaincu (Windows XP reste plus populaire, en dépit de son antériorité). Au point de parler de catastrophe industrielle. A noter que Windows 7, dont la popularité est bien plus marquée, est pris en charge jusqu’en janvier 2020.

 

Source : Journal du Net

Windows 10 : la Creators Update sur le point d'être lancée [actu, prix...] Windows 10 Mobile, Windows 10 Pro, Familiale, prix, update, configuration requise… Le point sur le dernier né des OS de Microsoft.

[Mis à jour le 31 mars 2017 à 10h00] Microsoft s’apprête à commencer à pousser une nouvelle mise à jour majeure de Windows 10 sur les appareils Windows. Ce push ne sera pas réalisé simultanément pour l’ensemble des terminaux, mais de manière graduelle via internet pendant une période qui devrait durer environ trois mois. Baptisée la Creators Update, elle introduit de nombreuses évolutions, notamment centrées sur le graphisme et la 3D (Lire l’article La Windows 10 Creators Update à la loupe).

Test du JDN © JDN

A noter : la toute première version de Windows 10, sortie en juillet 2015 (et numérotée 1507), ne sera plus maintenue à partir du 26 mars 2017. Après cette date, seules les mises à jour de Novembre 2015 (1511) et Anniversary (1607) de Windows 10 continueront à faire l’objet de correctifs de bugs et de sécurité (lire le post).

Windows 10 reste gratuit pour le grand public

Officiellement, Microsoft a mis un terme à l’offre de migration gratuite vers Windows 10 proposée aux utilisateurs de Windows 8 (et 8.1) ou de Windows 7. Cette offre a pris fin le 29 juillet 2015, jour du premier anniversaire de la sortie de Windows 10. Les utilisateurs ayant bénéficié de cette offre pourront disposer, sans frais, des futures mises à jour du système d’exploitation. En revanche, ceux n’ayant pas encore migré et souhaitant passer à Windows 10 devront désormais passer à la caisse (voir les tarifs de Windows 10 ci-dessous). Une possibilité de migration gratuite reste cependant disponible pour les utilisateurs de Windows 8 (8.1) et 7 . Pour en bénéficier, il suffit de reconnaître utiliser des fonctions d’accessibilité de l’OS. Microsoft ne réalise aucun contrôle de configuration pour valider cet aspect.

Quant à Windows 10 Mobile, il est et reste 100% gratuit.

Windows 10 : les prix

  • Windows 10 Familiale : 134,99 euros (tarif officiel de Microsoft), 124 euros (tarif des revendeurs dans le meilleur des cas).
  • Windows 10 Pro : 261,99 euros (tarif officiel), 154,90 euros (tarif des revendeurs dans le meilleur des cas).
  • Windows 10 Mobile : gratuit.
  • Windows 10 Education : prix non communiqués*.
  • Windows 10 Enterprise : prix non communiqués*.

* Windows 10 Education et Windows 10 Enterprise sont disponibles par le biais de contrats de licences en volume dont les prix ne sont pas public. Les clients de Microsoft ayant souscrit à la Software Assurance pourront migrer vers ces éditions sans surcoût.

Part de marché de Windows 10 : environ 30% en France sur desktop

Lancé en juillet 2015, Windows 10 a passé le cap des 400 millions d’appareils selon les dernières données de Microsoft – publiées en septembre dernier. Un chiffre qui inclut les terminaux Windows 10 de type tablette ou PC, mais aussi les consoles Xbox One (qui tournent désormais également sous l’OS de Microsoft). C’est 100 millions de plus qu’en mai 2016. Selon Netmarketshare, Windows 10 est désormais installé sur plus de 25,20% des ordinateurs de type desktop à travers le monde (voir graphique ci-dessous). Depuis août, la part de marché de Windows 10 progresse moins rapidement néanmoins, très probablement du fait de la fin de l’offre gratuite de migration proposée par le groupe américain.

Quid de l’adoption de Windows 10 en entreprise ? "Depuis avril dernier, elle s’accélère en France, et le taux d’adoption a encore progressé depuis septembre", indique Jean-Christophe Dupuy, directeur Windows & Devices chez Microsoft France. "La tendance est poussée à la fois par un besoin de renouvellement et l’adoption de nouveaux terminaux. Mais aussi par l’intérêt suscité par Windows Defender Advanced Threat Protection [le nouvel outil de lutte contre les attaques informatiques avancées intégré à Windows 10 ndlr]."

Migration vers Windows 10 : les entreprises n’auront pas le choix

Le Gartner confirme. Le cabinet constate une progression de 11,3% des ventes de PC aux professionnels en France au 3e trimestre 2016 : une montée en puissance que l’institut met directement en parallèle avec "une continuité du déploiement sur Windows 10" au sein des entreprises. Force est cependant de constater que les entreprises n’ont en fait guère le choix : la fabrication de terminaux Windows 7 a officiellement pris fin le 31 octobre 2016. Et à partir de juillet 2018, Microsoft cessera de fournir un support de Windows 10 sur les machines équipées des nouveaux processeurs Intel Skylake. L’acquisition de nouveaux PC devra alors obligatoirement passer par la case Windows 10, et les machines "Skylake" en production devront également migrer. Le dernier Baromètre JDN / Club Décision DSI / IT Research indique qu’un peu plus d’un quart des moyennes et grandes entreprises françaises a déjà basculé vers la dernière version de l’OS de Microsoft (voir le graphique ci-dessous).

Indicateur tiré du dernier Baromètre de la transformation numérique JDN / Club Décision DSI / IT Research. © JDN

Windows 10 : avis et test de la rédaction

Le JDN a testé Windows 10 sur une tablette Surface Pro de première génération. Globalement, Windows 10 est un Windows de bonne facture. La migration vers Windows 10 a bien fonctionné. Tous les logiciels installés initialement (dont certains de génération Windows 7) ont pu migrer sans problème. Lire le test complet du JDN : Windows 10, test et avis de la rédaction

Windows 10 réintroduit un menu démarrer qui avait disparu dans Windows 8. © Capture JDN

Windows 10 ISO : installer l’OS via CD, DVD ou clé USB

Pour installer (ou réinstaller) Windows 10 depuis un support externe (que ce soit CD, DVD ou clé USB), il est recommandé de recourir à l’outil de création de support proposé par Microsoft. Il permet d’enregistrer une image disque de Windows 10 (ou ISO) sur le support de son choix. Toutes les éditions de Windows 10 sont proposées par le biais de l’outil hormis Windows 10 Enterprise.

Télécharger l’outil de création d’ISO de Windows 10

Windows 10 Update : effectuer la mise à jour sur desktop et tablette

Les utilisateurs souhaitant passer à Windows 10 peuvent le faire via le site de Microsoft. D’après l’éditeur, Windows 10 a la capacité de faire tourner toutes les applications conçues pour Windows 7 et Windows 8. La nouvelle version est aussi conçues pour faire marcher tous les pilotes compatibles avec ces anciennes versions. ​Une fois installé, Windows 10 fait l’objet de mises à jour régulières, visant à en optimiser sécurité et performances. Deux fois par an, l’OS bénéficie, aussi, d’une mise à niveau apportant de nouvelles fonctionnalités.

Windows 10 Mobile Update : effectuer la mise à jour sur smartphone

Microsoft a publié une procédure précise pour installer Windows 10 Mobile. Une vingtaine de Lumias sont éligibles à Windows 10 Mobile : 1520, 930, 640, 640XL, 730, 735, 830, 532, 535, 540, 635 1GB, 636 1GB, 638 1GB, 430, 435, BLU Win HD w510u, BLU Win HD LTE x150q et MCJ Madosma Q501. ​Quatre smartphones, les Lumia 950 et 950XL (positionnés haut de gamme) et les Lumia 550 et 650 (sur le moyenne gamme) sont commercialisés par Microsoft avec Windows 10 Mobile préinstallé. Windows 10 Mobile est aussi intégré par quelques constructeurs partenaires de Microsoft, tels que HP (via l’Elite x3) ou encore Alcatel.

A noter : Microsoft publie sur son site une page récapitulant toutes les mises à jour de Windows 10 et Windows 10 Mobile (qu’elles soient en bêta ou en version finalisée).

Les principales nouveautés de Windows 10

  1. Un Menu Démarrer, et un vrai bureau pour les PC : Windows 10 réintègre un "vrai" menu/bouton démarrer proche de celui de Windows 7. L’interface moderne, dédiée aux tablettes, disparaît sur les terminaux non-tactiles, dotés de souris et clavier.
  2. Le mode Continuum : Windows 10 permet de basculer dynamiquement du mode desktop au mode tactile en fonction de la configuration : tablette ou ordinateur portable (netbook, ultrabook…). Une fonction qui est conçue pour les terminaux hybrides.
  3. La possibilité de créer plusieurs bureaux virtuels : Windows 10 introduit une fonctionnalité de desktop virtuel. Elle permet à l’utilisateur de disposer de plusieurs bureaux en fonction de ses besoins professionnels ou personnels, et de passer l’un à l’autre.
  4. L’assistant vocal Cortana : L’assistant Cortana (déjà présent dans Windows Phone) entre dans Windows. Il permet de lancer, par la voix ou en plein texte, des recherches locales ou sur le Web, mais aussi de gérer son agenda, son calendrier…
  5. De nouvelles applications : Windows 10 intègre un nouveau navigateur baptisé Edge, qui se veut plus moderne qu’Internet Explorer. On relève également un nouveau centre de notifications et une intégration optimisée à Office 365 (via OneDrive).
  6. Des apps universelles : Windows 10 introduit des "Universal Apps" portables sur toutes ses déclinaisons (Windows 10, Windows 10 Mobile, Xbox…). Elles sont proposées via un Windows Store désormais unifié ciblant à la fois mobile et desktop.
  7. De nouvelles fonctions de sécurité : Windows 10 intègre de nouvelles fonctions de sécurité : authentification multi-facteur, protection de données, et authentification biométrique – y  compris par faciale (via Windows Hello).

A noter : les experts d’AV-Test, reconnus pour leur indépendance et leur fiabilité, ont livré leur premier classement des meilleurs antivirus pour Windows 10. Par ailleurs, même si Microsoft indique que son outil de sécurité EMET (Enhanced Mitigation Experience Toolkit) n’est plus utile avec Windows 10, il serait cependant plus sûr pour les entreprises de l’installer pour palier les risques de vulnérabilité. C’est ce que tend à prouver un rapport du CERT de l’université de Carnegie Mellon.

    Windows 10 Pro vs Home

    1. Windows 10 Home est taillée pour les PC, tablettes et terminaux hybrides (2 en 1) commercialisés auprès du grand public.
    2. Windows 10 Pro est dotée de fonctions pour les PME (gestion de flotte, protection des données, intégration au cloud…).
    3. Windows 10 Enterprise intègre des fonctions de sécurité et de gestion de flotte plus avancées que celles de Windows 10 Pro.
    4. Windows 10 Education est dessinée pour le secteur de l’éducation (les écoles, les universités…).

    Lire aussi : Comparatif fonctionnel complet des quatre éditions de Windows 10

    Windows 10 Mobile : la déclinaison de Windows 10 pour smartphone

    Comme son prédécesseur (Windows Phone 8.1), Windows 10 Mobile est gratuit. Il est disponible depuis début 2016. Conçu pour les smartphones et phablettes (et plus globalement les terminaux de moins de 9 pouces), Windows 10 Mobile propose un look assez proche de son prédécesseur, avec un écran d’accueil faisant apparaître les apps sous forme de tuiles. Windows 10 Mobile fait l’objet de deux éditions : Windows 10 Mobile et Windows 10 Mobile Enterprise (qui donne accès à des contrats de licences en volume).

    Windows 10 Mobile n’a pour l’instant pas permis de faire redécoller les ventes les Windows Phone. IDC estime que les téléphones équipés de l’OS de Microsoft représentent moins de 1% du marché des smartphones sur 2016.

    microsoft La fonction Continuum for Phones permet de transformer son téléphone en PC en lui adjoignant grand écran, clavier et souris.  © Microsoft

    Principales nouveautés de Windows 10 Mobile
    Windows 10 Mobile s’inscrit dans un processus de mise à jour bi-annuelle qui suit celui de Windows 10 pour desktop et tablette. Comme son grand frère, l’OS mobile a été mis à jour début août à l’occasion de la Windows 10 Anniversary Update. Pour la suite, Microsoft planche sur le concept de trois-en-un. Le groupe chercherait en effet à optimiser Windows 10 pour faciliter la transformation d’un smartphone à la fois en tablette et en PC (en adjoignant au terminal souris, clavier et grand écran). Microsoft pourrait par ailleurs profiter de l’occasion pour homogénéiser la politique de marque de ses terminaux mobiles. En cohérence avec cette logique, l’appellation Lumia pourrait laisser place au terme Surface Phone.

    1. Des apps Office Mobile gratuites (génération Office 2016). Les apps Word, Excel et PowerPoint sont intégrées en version simplifiée avec des possibilités d’édition (l’accès à leur version complète implique de souscrire à Office 365).
    2. Continuum for Phones permet de transformer son téléphone en PC en lui adjoignant grand écran, clavier et souris (cette possibilité n’est disponible que sur certains modèles de terminaux – voir plus bas).
    3. Meilleure intégration à OneDrive. Le service cloud de stockage de fichiers de Microsoft synchronise les documents (Office, Photos…) avec le PC ou la tablette Windows 10 de l’utilisateur.
    4. Un centre de notification enrichi. Les notifications sont synchronisées avec les autres appareils Windows de l’utilisateur, tout comme les actions qui leur sont associées (réponse, rejet…).
    5. Cortana synchronisé avec le PC. L’assistant vocal offre une continuité d’expérience entre Windows 10 et Windows 10 Mobile. Via Cortana, Windows 10 Mobile permet par exemple de recevoir sur PC les notifications des appels manqués.
    6. Le navigateur Edge de Microsoft est proposé en version mobile sur Windows 10 Mobile.
    7. Les Universal Apps. Windows 10 Mobile accueille les applications Windows universelles pouvant également fonctionner sur Windows 10 version desktop et tablette.
    8. De nouvelles apps Skype.  Windows Mobile 10 introduit de nouvelles apps Skype (couvrant messagerie instantanée, appel téléphonique et vidéo). Skype est aussi intégré à l’application de messagerie aux côtés des SMS.
    9. Un Windows Store unique. Les boutiques d’applications Windows sont unifiées au sein d’un seul Windows Store (pour smartphone et desktop) accueillant les Universal Apps.
    10. Windows as a Service. Comme pour Windows 10 version desktop, un dispositif d’évolution fonctionnelle au fil de l’eau est introduit.

    A noter : les Universal Apps peuvent être basées sur la technologie Microsoft, mais aussi sur des développements initialement réalisés pour Android et iOS (iPhone et iPad). Objectif : décupler l’offre disponible via le Windows Store.

    Windows 10 : la configuration requise sur PC et tablette

    • Processeur : 1 GHz ou plus rapide
    • Mémoire RAM : 1 Go (pour une architecture en 32 bits) ou 2 Go (64 bits)
    • Espace disque : 16 Go
    • Carte graphique : périphérique DirectX 9 avec pilote WDDM

    La mise à jour d’un terminal existant nécessite Windows 7 SP1 ou Windows 8.1 Update, ainsi qu’un compte Microsoft et un accès Internet. Quelques processeurs 64 bits plus anciens peuvent par ailleurs bloquer l’installation. Pour accéder au Windows Store et télécharger des apps depuis un terminal sous Windows 10, Microsoft précise qu’il est nécessaire de disposer d’un écran d’une résolution d’au moins 1024 x 768 pixels, et d’un compte Microsoft.

    A noter : certaines fonctionnalités de Windows 10 impliquent une configuration matérielle spécifique. C’est le cas pour l’authentification biométrique Windows Hello, du chiffrement BitLocker ou encore de la virtualisation Hyper-V (lire le détail sur le site de Microsoft).

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    Windows 10 IoT : pour les objets connectés

    Windows 10 IoT fait l’objet de trois déclinaisons : la première pour les machines-outils industrielles, la deuxième pour les objets connectés mobiles ou portables (les "Wearable"), et la troisième pour les tous petits appareils. C’est cette dernière déclinaison qui cible le secteur des réseaux de capteurs et de l’IoT (Internet of Things). Dans le cadre de la prochaine mise à jour de Windows 10 ("Windows 10 Créateurs"), Microsoft a annoncé son intention d’intégrer son assistant vocal (Cortana) à Windows 10 IoT. L’objectif étant de fournir à ses partenaires constructeurs une brique pour motoriser des assistants intelligents embarqués. En ligne de mire, l’éditeur entend cibler le marché des assistants vocaux pour la maison (créneau déjà occupé par Amazon Echo ou Google Home), mais aussi le segment des commandes vocales de la voiture.

    Windows 10 Anniversaire : la dernière mise à jour majeure

    Après une première mise à jour fonctionnelle de Windows 10 livrée en novembre 2015, Microsoft a livré une deuxième mise à niveau de l’OS le 2 août dernier (nom de code : Redstone). Ce lancement est intervenu presque un an jour pour jour après la sortie de la première version de Windows 10. D’où le nom officiel de cette édition : Windows 10 Anniversary Update (lire l’article Windows 10 Anniversary Update : les nouveautés à la loupe).

    Télécharger la mise à jour Windows 10 Anniversary Update

    Windows 10 Creators Update : nouvelle mise à jour majeure

    Microsoft a annoncé d’emblée que Windows 10 ferait l’objet de deux mises à jour chaque année (voir la slide ci-dessous). La prochaine mise à jour majeure de Windows 10 sera centrée sur la 3D, et commencera à être poussée à partir du 11 avril sur les terminaux Windows. En cohérence avec cet objectif, Microsoft a décidé de baptiser le nouvel opus Windows 10 Creators Update (Lire l’article La Windows 10 Creators Update à la loupe).

    Une seconde mise à jour de Windows 10 est prévue cette année, après la Creators Update. Un slide projetée par Microsoft lors de son événement Ignite en Australie le 22 février indique que cette seconde mise à jour (nom de code : Redstone 3) sera lancée fin 2017. © Capture Microsoft

    Quelques raccourcis clavier peuvent vous faire gagner un temps précieux.  © JDN / Rawpixel -123RF.fr

     

    Source : ZDNet

    Technologie : La solution de communication unifiée de Microsoft veut s’imposer dans le secteur des IPBX PABX en proposant de nouvelles fonctionnalités opérationnelles et de gestion. Le tout intégré à Office 365.

    Microsoft s’attaque aux centraux téléphoniques d’entreprise avec la mise à jour de Skype for Business. Cette mise à jour met à portée des administrateurs IT des fonctionnalités très élaborées de standard téléphonique en mode cloud. De là à les remplacer ?

    "Cette semaine, nous rendons public Auto Attendant et Call Queues, des nouvelles fonctionnalités d’appel avancées dans Skype for Business Cloud PBX" a déclaré Ron Markezich, vice-président du markéting Office 365 chez Microsoft, rapporte eWeek. Skype for Business Cloud PBX propose une suite de fonctionnalités avancées de central téléphonique privé (les antédiluviens PBX et plus récents IPBX, dit aussi IP BPX) utilisés dans les environnements de bureau et les centres d’appels.

    "Auto Attendant fournit un système automatisé pour répondre et acheminer les appels entrants en utilisant des entrées de pavé numérique et la reconnaissance vocale" explique Ron Markezich. "Call Queues permet de router les appels entrants vers le prochain opérateur disponible dans l’ordre où ils sont reçus".

    Console d’administration en forme de tableau de bord dans Office 365

    Pour les clients qui recherchent une plus grande visibilité de leur activité d’appel à des fins de support, Microsoft a également annoncé la preview de Skype for Business Online Call Analytics. Cette nouvelle console d’administration en forme de tableau de bord dans Office 365 propose aux utilisateurs des informations sur les problèmes pouvant affecter la capacité des utilisateurs à effectuer des appels, comme des problèmes de connexion réseau ou de casque.

    Microsoft a également renforcé la sécurité de Skype for Business Online. Les nouvelles fonctionnalités incluent l’authentification par certificat, les politiques personnalisées sur l’utilisation des périphériques mobiles et les téléconférences, ainsi que l’authentification multifactorielle via PowerShell.

    A l’été 2015 Microsoft avait déjà franchi une étape majeure dans la disruption des systèmes téléphoniques commerciaux traditionnels, avec l’ajout d’un réseau téléphonique public commuté (RTPC) (switched telephone network – PSTN). 

    Au delà de la dimension IPBX, Skype se rue en direction de la réalité augmentée avec l’intégration de son service de vidéo conférence dans les lunettes HoloLens (lire : HoloLens : vous n’utiliserez plus jamais Skype de la même manière).

    Dans le même temps Microsoft vient de décider la fermeture du siège de Skype situé à Stockholm (Suède) pour recentrer ses activités aux Etats-Unis. Microsoft a acquis Skype en 2011 pour 8,56 milliards de dollars. 120 emplois sont en jeu.

    Source : Touslesdrivers.com

    Il y a un an, une décision de Microsoft avait provoqué un véritable tollé chez les personnes souhaitant continuer à utiliser les systèmes d’exploitation Windows 7 ou Windows 8.1 en dépit de l’offre de migration gratuite vers Windows 10 proposée par Microsoft à cette époque.
    L’éditeur avait effectivement annoncé en janvier 2016 que le support de ces systèmes prendrait fin à compter de juillet 2017 pour les PC est équipés d’un processeur x86 de dernière génération de type Intel Core 6th Gen (Skylake) ou Amd Bristol Ridge. Ces configurations ne devaient alors plus bénéficier de mises à jour sur Windows Update et seuls les anciens CPU continueraient à disposer des patchs pour Windows 7 et 8.1.
    Vu les importantes protestations que cela avait provoqué tant chez certains particuliers que chez les professionnels, Microsoft avait finalement renoncé à cette mesure deux mois plus tard et avait rétabli le support de Windows 7/8.1 avec les derniers processeurs jusqu’aux dates de support initiales à savoir le 14/01/2020 pour Windows 7 et le 10/01/2023 pour Windows 8.1.

    Nouveau revirement de stratégie : Microsoft veut définitivement tirer un trait sur 7 et 8.1

    Un an plus tard, Microsoft revient à la charge sur ce sujet et annonce dans sa base de connaissances que le support des systèmes Windows 7 et 8.1 va ce coup-ci bien prendre fin avec les tous derniers processeurs. On constate heureusement que la plateforme Intel Skylake (Core 6000 Series) ne fait plus partie du plan et continuera à profiter de patchs pour ces OS. En revanche, Microsoft a désormais dans sa ligne de mire la septième génération de CPU Intel à savoir Kaby Lake (Core 7000 Series) qui ne bénéficie d’ailleurs pas de drivers officiels pour Windows 7/8.1. L’installation de Windows 7 sur Kaby Lake est assez problématique en partie à cause de l’absence de pilotes natifs USB 3.0 mais différents autres problèmes de compatibilité peuvent se poser. Microsoft n’a pas voulu cautionner cette association logicielle et matérielle et a donc préféré rendre la tâche plus ardue aux personnes optant pour cette solution.
    A noter que les APU Amd Bristol Ridge ne passent par contre pas entre les gouttes et qu’ils verront également la diffusion automatique des patchs Windows 7/8.1 bloquée. On imagine donc qu’il en est de même pour les APU et CPU Ryzen basés sur l’architecture Zen c’est à dire Raven Ridge et Summit Ridge. Même chose pour les SoC ARM Qualcomm Snapdragon 820 (MSM8996) pour ce qui concerne le marché des tablettes et smartphones.
    Lorsqu’une telle configuration sera détectée, Windows Update affichera les messages d’erreur ci-dessous :
    Matériel non pris en charge
    Votre PC utilise un processeur qui n’est pas pris en charge sur cette version de Windows et vous ne recevrez pas de mises à jour.
    Windows n’a pas pu rechercher les nouvelles mises à jour
    Une erreur s’est produite lors de la recherche de mises à jour pour votre ordinateur.
    Erreurs détectées :
    Code 80240037 Windows Update a rencontré une erreur inconnue.

    Un blocage activé dès le mois prochain ?

    Par ailleurs, si Microsoft avait annoncé l’an dernier, avant de rétropédaler, que le blocage des derniers CPU prendrait effet le 17 juillet 2017, il semble que le calendrier se soit accéléré cette fois puisque les previews des prochaines mises à jour mensuelles cumulatives d’avril 2017 indiquent déjà la possibilité pour Windows Update de détecter la génération du processeur lorsqu’une recherche des mises à jour est lancée. Il n’est toutefois pas précisé si cela n’est qu’un préparatif pour le moment et si ce sera mis en œuvre plus tard ou bien si ce sera aussitôt activé dès le Patch Tuesday d’avril passé.
    Enabled detection of processor generation and hardware support when PC tries to scan or download updates through Windows Update.
    Ces Preview of Monthly Quality Rollup sont disponibles le troisième mardi du mois. Pour le mois d’avril, il s’agit des patchs KB4012218 pour Windows 7/Server 2008 R2, KB4012220 pour Windows Server 2012 et KB4012219 pour Windows 8.1/Server 2012 R2.
    A priori, les systèmes Windows Server ne sont pas concernés par cette politique de blocage des mises à jour du système sur les processeurs récents. Cela ne concerne que les utilisateurs desktop professionnels et grand public pour les encourager (forcer) à passer une bonne fois pour toutes sous Windows 10. Il est toutefois possible que l’installation manuelle des patchs cumulatifs téléchargés sur le Microsoft Update Catalog reste possible à moins qu’un système de détection du CPU soit également intégré dans l’installateur ce qui semble tout de même peu probable…
    Pour information, on apprend par la même occasion que le patch cumulatif d’avril pour Windows 8.1 corrigera une quarantaine de bugs divers et variés en plus de failles de sécurité habituelles. Voila donc une bonne nouvelle. Pour Windows 7, seuls quatre correctifs mineurs seront inclus.

     

    Source : ZDNet

    Mise à jour : Firefox publie sa nouvelle version 52. Celle-ci introduit notamment le support de WebAssembly, mais aussi de nouvelles fonctionnalités de sécurité qui indiquent à l’utilisateur lorsqu’il se connecte sur une page de login non protégée par HTTPS.

    Depuis le 8/03, Firefox commence à déployer auprès des utilisateurs sa version 52. Cette nouvelle mise à jour du navigateur de la fondation Mozilla apporte plusieurs fonctionnalités liées à la sécurité, mais surtout le support officiel de WebAssembly, une technologie qui vise à simplifier la tâche des développeurs souhaitant faire fonctionner des applications Web.

    WebAssembly est un standard émergent qui permet à un développeur de compiler un code écrit en C, C++ ou un autre langage directement vers un binaire optimisé pour les navigateurs. Cette technologie permet notamment de faire fonctionner des applications lourdes et complexes avec des performances bien meilleures que les outils classiques. Comme le résume David Briant, ingénieur chez Mozilla « Webassembly permettra à des jeux vidéo incroyables et à des applications très exigeantes en termes de ressources tel que des applications de retouches vidéo, d’image ou de design assisté par ordinateur de fonctionner sur Firefox. » La technologie a récemment été standardisée par le W3C et Firefox peut s’enorgueillir d’être le premier navigateur à en proposer le support.

    Outre le support de WebAssembly, cette nouvelle version de Firefox apporte son lot de correctifs de sécurité et d’amélioration visant à protéger les utilisateurs. Ainsi, les sites qui proposent une page de connexion dépourvue de protection HTTPS sont signalés à l’utilisateur par le navigateur : une popup s’affiche indiquant que les données ne sont pas sécurisées et que le mot de passe de l’utilisateur pourrait être volé à cette occasion. Cette mise à jour activera également la fonctionnalité Strict Secure Cookies, qui empêche les pages dépourvues de HTTPS de manipuler des cookies provenant de pages HTTPS.

    Enfin pour les développeurs, cette nouvelle version introduit le support de CSS Grid Layout, un module Web qui permet de simplifier l’utilisation des CSS sur des mises en page complexes de pages s’organisant en grille.

     

    Source : ZDNet

    Sécurité : Comme l’affirme l’ex-développeur de Mozilla Robert O’Callahan, la sécurité de Windows 10 se passe-t-elle très bien d’antivirus tiers, payants ou non ? Windows Defender ne fait pas l’unanimité auprès de ses rivaux. Réactions d’Avast, Kaspersky et Microsoft.

    En 2017, avons-nous encore besoin de Kaspersky et consorts ? La formule est un peu provocante, mais elle résume assez bien les termes du débat relancé par Robert O Callahan. Cet ancien développeur de la fondation Mozilla a en effet publié à la fin du mois de janvier un post sur son blog sobrement intitulé « Désactivez votre logiciel antivirus (sauf celui de Microsoft) ». Dans ce texte il explique que les utilisateurs disposant de Windows 10 devraient sérieusement songer à se débarrasser des antivirus tiers.

    Robert O Callahan détaille plusieurs raisons l’ayant poussé à en venir à cette conclusion. Il détaille ainsi les difficultés rencontrées par Mozilla suite à des problèmes de compatibilité avec les antivirus, mais rappelle également les nombreuses failles découvertes par l’équipe de Google Zero au sein de ces mêmes programmes. « Ce qui est compliqué, c’est qu’il est très difficile pour les éditeurs logiciels d’évoquer ces différents problèmes, car ils ont besoin d’une bonne coopération avec les éditeurs de logiciels anti virus. Les utilisateurs sont aujourd’hui convaincus que les éditeurs d’antivirus sont un gage de sécurité, et personne ne veut se les mettre à dos au risque de les voir dire du mal de votre produit » conclut Robert O Callahan.

    Alors avons-nous affaire à un ex-développeur amer, trop heureux d’avoir retrouvé sa liberté de parole et qui souhaite régler quelques comptes avec l’industrie des antivirus ? Peut-être, mais il n’est pas le seul à remettre en question la sécurité fournie par les antivirus. On pense évidemment à Tavis Omandy, le chercheur de l’équipe Google Zero qui s’est fait une spécialité de traquer les failles de sécurité au sein des antivirus. Mais on pourrait également rappeler les conclusions de cette étude publiée récemment par Google et Mozilla qui montre comment la plupart des logiciels de protection ont la fâcheuse habitude de pratiquer un man in the middle afin d’analyser le trafic protégé par un chiffrement HTTPS, au détriment de la sécurité du navigateur.

    Devons-nous pour autant jeter au feu l’ensemble des antivirus du marché ? Quand on lui pose directement la question, Ondrej Vicek CTO d’Avast peine visiblement à prendre l’idée au sérieux. « Non, vous devriez éviter. Pour une raison simple : si vous regardez les dizaines de classements testant les performances des antivirus, Windows Defender arrive généralement loin derrière. Et pas uniquement par rapport à notre produit, mais par rapport à l’ensemble des antivirus du marché. Il y a donc clairement une valeur ajoutée de la part des antivirus commerciaux. » Effectivement, si Windows Defender a fait de sérieux progrès au cours des dernières années, il reste à la traîne face au reste du secteur qui redouble d’efforts pour faire face à des cybercriminels pour le moins inventifs et originaux.

    Le comparateur d’antivirus AV-Test.org n’est pas tendre avec les produits Microsoft. Mais sont-ils suffisants?

    « C’est vrai que l’on a eu quelques difficultés de coopérations avec le marché des navigateurs » concède-t-il lorsque nous l’interrogeons sur les aspects soulignés par la tribune de l’ex-développeur de Mozilla « Il y a quelques années, les navigateurs manquaient clairement d’extensibilité et d’API pour permettre aux antivirus d’accéder à certaines informations. C’est ce qui a poussé certains éditeurs à avoir recours à des techniques de bas niveau afin d’accéder aux processus du navigateur et de le sécuriser. » Mais comme l’explique Ondrej Vicek, cette incompréhension entre le marché des navigateurs et celui des antivirus tend aujourd’hui à se réduire.

    Windows 10 change la donne

    Mais l’idée présentée par Robert O Callahan n’a rien de très neuf et dans un post de blog Kaspersky n’hésite pas à la qualifier de serpent de mer. Mais si celle-ci fait aujourd’hui son grand retour, c’est parce que l’approche retenue par Windows 10 en matière de sécurité est venue changer la donne. « Depuis Windows 10, il y a eu un véritable bond de la part de Microsoft en matière de sécurité », concède ainsi Ondrej Vicek. « On ne les considère pas encore vraiment comme des concurrents directs, mais on ne peut pas nier qu’ils jouent un rôle, et Windows 10 a incité beaucoup de gens à se contenter de la sécurité proposée par Microsoft dans son OS. »

    Si Windows s’est en effet traîné pendant longtemps une réputation de système d’exploitation favori des cybercriminels, Microsoft semble avoir décidé de changer la donne avec son dernier OS. Et cela pourrait bien forcer les éditeurs d’antivirus à s’adapter « La place laissée à l’antivirus au sein de Windows 10 n’est pas nulle, mais nous avons développé tellement de techniques de protection au sein du système d’exploitation que l’antivirus perd le rôle central qu’il avait auparavant » explique Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft.

    Windows 10 a en effet considérablement revu et amélioré sa sécurité par rapport aux versions précédentes. On peut ainsi citer la sécurisation du boot, via la mise en place d’une puce TPM visant à s’assurer que l’ordre de boot n’a pas été modifié d’un allumage à l’autre. Windows 10 a également permis la mise en place d’une authentification multi facteurs pour accéder à la machine, ou encore plus récemment une fonctionnalité arrivée via l’Anniversary Update qui permet de diviser son ordinateur entre deux usages pro et perso et de définir clairement les applications ayant accès à chaque partie, un peu comme le proposait déjà sur mobile la fonctionnalité Knox de Samsung. Une pelletée de fonctionnalités de sécurité auxquelles il faudrait également ajouter la technologie Smartscreen visant à lutter contre les sites malveillants, ou encore la fonction Credential Guard qui limite l’accès aux identifiants utilisateurs sur la machine.

    « La place laissée à l’antivirus au sein de Windows 10 n’est pas nulle, mais nous avons développé tellement de techniques de protection au sein du système d’exploitation que l’antivirus perd le rôle central qu’il avait auparavant »

    —Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft

    Pour Bernard Ourghanlian, Microsoft n’entre pas en concurrence directe avec les antivirus, mais celui-ci concède que ces derniers vont devoir réinventer leur business model pour l’adapter à la « nouvelle donne » de Windows 10 : « Sur la partie purement antivirale, c’est clair qu’on a relevé la barre. Les éditeurs d’antivirus vont devoir aller au-delà du modèle basé simplement sur l’analyse de signatures et s’appuyer sur le cloud et le machine learning pour se démarquer. »

    Parts de marché : la croissance viendra d’ailleurs

    Pour les antivirus, il y a donc un enjeu à se réinventer. Avast explique avoir plus de 600 ingénieurs travaillant à la R&D sur ses produits antivirus et compte bien capitaliser sur cette expertise pour se démarquer des outils proposés par Microsoft.

    Du côté de Kaspersky , qui s’est fendu d’un long billet de blog visant à répondre à la tribune de Robert O Callahan, on évoque un autre aspect : la typologie des utilisateurs. Pour Kaspersky, les utilisateurs « experts » sensibilisés au risque peuvent en effet se passer d’un antivirus autre que Windows Defender et espérer passer entre les mailles des malwares et autres menaces. Mais quid des utilisateurs moins expérimentés ? Enfants, parents, grands-parents, autant de publics qui ne sont peut être pas capables de repérer que le cadenas vert de TLS manque à cette page, que cette adresse mail n’est pas légitime, ou que ce fichier n’est pas signé par l’éditeur et donc potentiellement malveillant.

    « Les antivirus sont indispensables, tout autant que des gilets de sauvetage ou des airbags. Si vous n’en avez jamais eu l’utilité, c’est tant mieux pour vous. Mais lorsque vous en avez besoin, ils peuvent vous éviter bien des ennuis » résume Alexei Malanov sur le blog de la société 

    Il y aura donc toujours un marché pour les antivirus tiers, bien que celui-ci soit « peut être appelé à se stabiliser » suite aux progrès enregistrés par Windows 10 en matière de sécurité,. Et encore, il ne faudrait peut-être pas résumer l’écosystème à Windows comme remarque Bernard Ourghanlian « Si on regarde de façon un peu réaliste la part de marché de Windows du point de vue des antivirus, on représente une petite dizaine de pourcents. Aujourd’hui, si les antivirus veulent gagner de nouvelles parts de marché, il faut qu’ils se tournent vers les tablettes et les téléphones. »

    Au final, est-il donc possible d’envisager de se débarrasser purement et simplement des antivirus tiers sous Windows ? On peut avancer un oui timide, assorti de plusieurs conditions : posséder la dernière version de Windows 10 en date, maintenir scrupuleusement ses programmes à jour et être capable de déceler les signes qui peuvent révéler une attaque.

    Bien évidemment, ce oui déjà timide n’est valable que pour un particulier. Les entreprises constituent des cibles de choix pour les cybercriminels, et devraient évidemment se poser la question de la sécurité de leurs données. Et malgré tout cela, la sécurité n’est pas garantie. Après tout, un antivirus n’est pas non plus synonyme de sécurité absolue. Comme le résumait Bruce Schneier, « la sécurité est un processus, et non un produit. »

     

    Source : ZDNet

    Sécurité : Le CERT US alertait la semaine dernière au sujet d’une faille affectant toute les versions de Windows 10 et jugée sévère car exploitée par des cybercriminels. Microsoft a fini par apporter plus de précision sur l’étendue de cette vulnérabilité, mais s’est fait prier.

    Mercredi dernier, le CERT US publiait un avertissement faisant état d’une faille de sécurité critique affectant le protocole SMB. Cette vulnérabilité permettait selon le CERT d’exécuter du code malveillant sur toutes les versions de Windows, ainsi que sur Windows 10 la dernière version du logiciel.

    Selon le CERT, cette faille affectait le protocole SMB, un protocole utilisé par toutes les versions de Windows pour le partage de ressources et d’imprimantes. Cette annonce a initialement été publiée par le CERT jeudi 2 février et le groupe de chercheurs lui attribuait alors un score de sévérité de 10, soit le plus haut.

    Réponse de Microsoft ? Utilisez Windows 10

    Microsoft n’avait de son côté pas encore publié le correctif lié à cette faille, dont un exploit avait initialement été présenté par le chercheur à l’origine de la découverte. Ce score a finalement été réduit à 7,8 : la faille ne permettait pas d’exécuter du code malveillant, mais pouvait causer un crash de la machine cible dans certaines configurations exposant un serveur de partage de fichier sur internet.

    Cette vulnérabilité a été découverte en septembre dernier par le chercheur Laurent Gaffié. Celui-ci explique à Ars Technica avoir identifié et communiqué à Microsoft cette vulnérabilité en septembre dernier. Celle-ci devait initialement être corrigée dans les patchs de décembre avant d’être finalement repoussée à février. Un délai qui a fortement déplu au chercheur : comme il l’explique dans un mail adressé à Ars Technica, il a finalement décidé de publier les détails de la faille une semaine avant le patch afin de protester contre le temps pris par Microsoft pour corriger ce problème.

    Mais si l’annonce du CERT US avait de quoi inquiéter, la communication de Microsoft à l’égard de la faille est restée bien minime. Publié jeudi, suite à l’annonce du CERT US, ce communiquait précisait simplement que Microsoft est le seul éditeur "qui s’engage auprès de ses clients à enquêter sur les failles de sécurité qui lui sont communiquées et à les corriger au plus vite", tout en recommandant à ses utilisateurs d’utiliser Windows 10.

    Une réponse assez maigre, surtout quand on sait que la faille en question affecte aussi bien Windows 10 que les autres versions de l’OS. Correctif retardé, communication obscure : le bilan de Microsoft est peu reluisant.

     

    Source : ZDNet

    Business : Le fonds Axel Springer et la Caisse des dépôts s’associent pour financer le développement de Qwant au niveau européen. Le moteur de recherche français annonce une nouvelle levée de fonds de 18,5 millions d’euros.

    Qwant poursuit ses levées de fonds et annonce aujourd’hui avoir conclu une levée de fonds destinée à financer son développement. Le moteur de recherche a récemment présenté sa nouvelle application mobile et met toujours l’accent sur la protection de la vie privée afin de se différencier sur le principal acteur du marché, Google, qui domine largement le secteur des moteurs de recherche en Europe.

    Qwant avait déjà procédé à plusieurs levées de fonds, notamment auprès du groupe allemand Axel Springer en 2014. Cette fois ci le moteur de recherche lève 18,5 millions d’euros auprès de deux partenaires : la Caisse des dépôts et Axel Springer, qui remet au pot afin de conserver sa part de 20% du capital. La Caisse des Dépôts fait de son coté son entrée au capital de Qwant avec 15 millions d’euros, ce qui l’amène également à 20% du capital de Qwant, estimé au total à 75 millions d’euros.

    Plus de 2,6 milliards de requêtes traitées en 2016

    L’objectif de cette levée de fonds est pour Qwant de poursuivre son développement tout en accentuant l’effort fait sur la communication autour de ses produits. « Grâce à l’expérience acquise après nos lancements en France et en Allemagne, nous sommes confiants quant à notre capacité à conquérir rapidement plusieurs points de parts de marché, avec un moteur de recherche qui répond aux préoccupations des utilisateurs et qui porte des valeurs fortes » a ainsi expliqué Eric Leandri, président de Qwant.

    Un changement pour le moteur de recherche qui se faisait jusqu’ici plutôt discret en terme de communication, mais Qwant est encore loin des volumes de requêtes traitées par Google. Le moteur de recherche a ainsi annoncé récemment avoir traité plus de 2,6 milliards de requêtes en 2016. Une goutte d’eau face à Google, qui traite plus de trois milliards de requêtes par jour.

    Business : Le fonds Axel Springer et la Caisse des dépôts s’associent pour financer le développement de Qwant au niveau européen. Le moteur de recherche français annonce une nouvelle levée de fonds de 18,5 millions d’euros.

    Qwant poursuit ses levées de fonds et annonce aujourd’hui avoir conclu une levée de fonds destinée à financer son développement. Le moteur de recherche a récemment présenté sa nouvelle application mobile et met toujours l’accent sur la protection de la vie privée afin de se différencier sur le principal acteur du marché, Google, qui domine largement le secteur des moteurs de recherche en Europe.

    Qwant avait déjà procédé à plusieurs levées de fonds, notamment auprès du groupe allemand Axel Springer en 2014. Cette fois ci le moteur de recherche lève 18,5 millions d’euros auprès de deux partenaires : la Caisse des dépôts et Axel Springer, qui remet au pot afin de conserver sa part de 20% du capital. La Caisse des Dépôts fait de son coté son entrée au capital de Qwant avec 15 millions d’euros, ce qui l’amène également à 20% du capital de Qwant, estimé au total à 75 millions d’euros.

    Plus de 2,6 milliards de requêtes traitées en 2016

    L’objectif de cette levée de fonds est pour Qwant de poursuivre son développement tout en accentuant l’effort fait sur la communication autour de ses produits. « Grâce à l’expérience acquise après nos lancements en France et en Allemagne, nous sommes confiants quant à notre capacité à conquérir rapidement plusieurs points de parts de marché, avec un moteur de recherche qui répond aux préoccupations des utilisateurs et qui porte des valeurs fortes » a ainsi expliqué Eric Leandri, président de Qwant.

    Un changement pour le moteur de recherche qui se faisait jusqu’ici plutôt discret en terme de communication, mais Qwant est encore loin des volumes de requêtes traitées par Google. Le moteur de recherche a ainsi annoncé récemment avoir traité plus de 2,6 milliards de requêtes en 2016. Une goutte d’eau face à Google, qui traite plus de trois milliards de requêtes par jour.

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