Publié par : Papy40 | 19/01/2011

Freebox Révolution : l’UFC dénonce les limites de l’illimité fixe-mobile

Source : ZDNet 

Freebox Révolution : l’UFC dénonce les limites de l’illimité fixe-mobile

L’association de consommateurs estime que les conditions d’utilisation imposées par Free sont opaques voire incompréhensibles…

Free a-t-il parlé trop vite d’illimité vers les mobiles lors de la présentation de sa nouvelle box Révolution ? L’opérateur a en effet bousculé le marché en incluant ces appels depuis sa box, forçant par exemple SFR à s’aligner.

Mais le rêve de l’illimité aurait (une nouvelle fois) des limites, selon les observations de l’association UFC Que Choisir. Ses experts se sont ainsi plongés dans les conditions d’utilisation de Free. Résultat des courses, si le nombre d’appels est bel et bien illimité, leurs durées semblent bridées. 

Explications : "Dans sa brochure, Free renvoie le client aux Conditions spécifiques liées à son service téléphonie. Et dans ce document, pour définir « l’usage raisonnable » qui conditionne le service, le FAI fait cette fois référence à des chiffres publiés chaque trimestre par l’Autorité de régulation des communications (Arcep)", explique l’UFC.

Illimité limité à 5 heures par mois ?

C’est ici que tout se complique… "Pour connaître la durée de communication vers les mobiles comprise dans son forfait, un utilisateur doit donc se rendre sur le site Internet de l’Arcep et y consulter l’Observatoire trimestriel des marchés des communications électroniques. Un brin contraignant ! Le document – 38 pages truffées de chiffres et de graphiques – n’est pas rédigé en vue d’une consultation par le grand public", tonne l’UFC.

L’association a donc analysé en détail le document et révèle donc "qu’au 2e trimestre 2010, en moyenne, un abonné à un service téléphonique traditionnel (RTC) a téléphoné 2 h 51 depuis son fixe, une moyenne qui monte à 5 h 03 pour un abonné à un service de téléphonie par ADSL".

"Les chiffres concernant la téléphonie mobile permettent de déduire que la proportion d’appel vers les portables avoisine dans les deux cas les 10 %, soit respectivement 17 et 30 minutes. Auquel de ces chiffres Free fait-il allusion quand il fait référence « au taux moyen tel qu’issu » de cet Observatoire ? Impossible de le savoir : le FAI refuse de répondre à nos questions.", poursuit l’association.

L’UFC est donc obligée d’extrapoler : "Dans le meilleur des cas, Free considérerait donc que 5 h 03 est la limite d’un usage « raisonnable ». On est loin de l’« illimité »… Remarquez, Free a bien pris garde de ne pas employer ce terme pour décrire son nouveau service".

L’association indique qu’elle sera vigilante sur ce point mais souligne que ces modalités opaques et alambiquées sont "contraire au Code de la consommation qui dispose que « les clauses des contrats proposés par les professionnels aux consommateurs ou aux non-professionnels doivent être présentées et rédigées de façon claire et compréhensible » (art. L.133-2)…". Ce qui est loin d’être le cas.

D’ailleurs, SFR qui propose désormais le même service semble être nettement plus transparent. Dans ses conditions de vente, l’opérateur précise que les appels illimités entrent dans le cadre d’un usage normal d’un client grand public. Le nombre de correspondants différents est ainsi fixé à 250 par mois, et la durée d’un appel ne doit pas excéder 3 heures.

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