Publié par : Papy40 | 03/03/2011

Mobiles : l’UFC-Que Choisir s’inquiète des factures exorbitantes

Source : Businessmobile.fr

 Victime d’une fraude, à l’origine d’un important dépassement de forfait, une ex-cliente d’Orange doit à son ancien opérateur plus de 4.000 euros. L’UFC s’inquiète d’une possible multiplication de ces fraudes et s’étonne, malgré l’affaire des clés 3G, de l’absence de systèmes de contrôle et d’alerte.

Dans un communiqué, l’association de consommateurs rapporte les déboires d’une cliente de la téléphonie mobile. En raison d’un déménagement à l’étranger, l’abonnée résilie ses abonnements. Néanmoins, après quelques semaines, son opérateur, Orange, lui prélève la somme de 1770,91 euros.

A cette première facture s’ajoute une seconde d’un total elle de 2249,23 euros. La cliente conteste les factures et porte plainte contre X pour usage frauduleux de sa ligne. Contacté par l’UFC, Orange déclare n’avoir enregistré aucune demande de résiliation de la ligne mobile en cause.

Pas un cas isolé selon la police

Selon un commissariat de police, le cas de cette cliente ne serait pas isolé. La finalité de l’association de consommateurs n’est toutefois pas de pointer une possible erreur de l’opérateur mais d’alerter les pouvoirs publics sur les dépassements de forfait, résultant notamment de fraudes.

L’affaire n’est en effet pas sans rappeler celle des factures exorbitantes reçues en 2009 par certains clients de forfaits Internet 3G. Plusieurs cas avaient ainsi défrayé la chronique. Face aux critiques de l’UFC et du régulateur, Orange avait été contraint de prendre des mesures pour prévenir de telles situations.

Ainsi lorsque la consommation dépasse de 200 euros par mois le prix du forfait souscrit, l’accès doit être bloqué. En outre, un commercial de l’opérateur joint en principe le client pour le prévenir que ce seuil a été dépassé. Le nombre d’abonnés concernés par ces dépassements était évalué à 4000.

Des seuils de blocage pour prévenir les dépassements excessifs

Pour la téléphonie mobile, l’UFC-Que Choisir milite donc pour des mesures de contrôle comparables, afin notamment de protéger les consommateurs en cas de fraudes.

« L’extension de ce dispositif à la téléphonie mobile constituerait une incitation réelle pour que les opérateurs mettent en place des mesures techniques adaptées pour éviter ce type d’accidents. » juge l’association.

Elle propose donc « qu’au-delà d’un certain dépassement de forfait (choisi par le consommateur ou de 50 € par défaut) le consommateur ne puisse plus utiliser son terminal ou uniquement pour recevoir des appels et joindre les secours. Pour pouvoir utiliser à nouveau son mobile le consommateur devrait alors appeler son opérateur. »

Pour évaluer l’ampleur de ce phénomène, l’UFC vient aussi de lancer un appel à témoignages. Elle a de même sollicité la répression des fraudes (DGCCRF) afin qu’une enquête soit diligentée sur ce type de fraudes.

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