Publié par : Papy40 | 14/03/2011

Free sera candidat à une licence 4G

Source : ZDNet

par Olivier Chicheportiche

 

  L’opérateur entend lui aussi se lancer dans le très haut débit mobile. Reste la question du prix des licences…

En matière de téléphonie mobile 4G, il faudra compter avec Free. Après avoir acquis une licence pour la 3G (les premières offres seront lancées l’année prochaine), l’opérateur a officialiser son intérêt pour le très haut débit mobile à la sauce LTE.

Alors que la 3G+ plafonne théoriquement à 42 Mb/s en download (entre 1 et 7 Mb/s en pratique), la LTE permet un débit descendant théorique de plus de 100 Mb/s et montant de 50 Mb/s afin de répondre à l’explosion des usages datas.

Dans un entretien à BFM, Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad, la maison mère de Free, a été très clair : "On sera vraisemblablement candidat, puisqu’on a besoin de fréquences si on veut croître sur la durée. On n’en a pas besoin pour démarrer, mais dans la durée oui.", a-t-il déclaré.

Déjà une réalité aux Etats-Unis et en Suède, la 4G prend en effet également forme en France. Le régulateur des télécoms a lancé en juillet dernier une nouvelle consultation publique sur les modalités d’attribution des bandes de fréquences 800 MHz et 2,6 GHz.

La procédure d’attribution devrait être lancée à très court terme.  Les opérateurs pourront alors faire acte de candidature et formuler leurs enchères. Et les heureux élus seront connus "entre le printemps et le début de l’été 2011".

Deux milliards d’euros pour les licences ?

Free attends donc avec impatience les détails de l’appel à candidature et surtout le prix de la licence. "On ne connaît pas encore le détail des termes de l’appel à candidature, mais c’est important que tous les opérateurs mobiles puissent avoir accès à ces fréquences. Sans quoi il va y avoir une forme de retour en arrière qui n’est pas souhaitable.", commente le dg.

Quant au prix, "l’État (doit trouver) un juste milieu entre tirer de l’argent de fréquences et ne pas handicaper pour autant les acteurs", ajoute-t-il. Il faut dire que les investissements de Free sont nombreux : fibre optique, mobilité. Mais les finances sont au beau fixe avec plus de 2 milliards d’euros de revenus en 2010…

Interrogé par Reuters sur le prix de réserve, ou prix minimum, prévu pour ces lots de fréquences, Eric Besson, le ministre délégué à l’Economie numérique a précisé qu’il n’avait pas encore été décidé, mais il a indiqué que l’Etat misait sur des revenus de l’ordre de deux milliards d’euros.

Rappelons que le ministre a confirmé qu’il plaidait pour une modification des conditions d’attribution avec un redécoupage des licences en 4 lots : deux lots de 5 Mhz et deux lots de 10 Mhz.

Un tel système permet d’éviter le risque de voir apparaître un opérateur dominant présent sur une bande de 15 MHz. Reste que cette approche interdit à tout nouvel entrant de concourir puisque ces 4 lots seront réservés aux quatre opérateurs en place : Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR.

Le ministre estime également que ces modalités permettront de "favoriser les opérateurs virtuels". "La procédure d’attribution (doit inclure) un critère valorisant l’accueil d’opérateurs mobiles virtuels. La concurrence reste le meilleur gage pour l’innovation au service du consommateur", a fait valoir le ministre sans donner plus de détails sur cette question.

Concernant les objectifs de déploiements, l’Etat va demander "qu’en quinze ans, 99 % de la population française soit couverte par au moins deux réseaux d’opérateurs", ajoute le ministre. C’est un "taux ambitieux, exigeant", a reconnu Eric Besson sur Europe 1.

Rappelons que le LTE ne nécessite pas forcément le déploiement de nouvelles antennes ou stations de base. Dans la plupart des cas, une mise à jour logicielle permet de passer à la 4G depuis un équipement 3G.

Pour autant, avec une 3G+ bien installée dans notre pays, les opérateurs dont les finances sont tendues, hésitent encore à investir massivement dans cette technologie. Si officiellement la LTE fait partie des priorités, rien ne dit que des déploiements auront lieu à court terme.

D’ailleurs, Maxime Lombardini souligne que "ce n’est pas tout de suite que le déploiement se transformera en services commerciaux 4G. On parle de quelque chose qui viendra dans plusieurs années."

Reste qu’il faudra bien redimensionner les réseaux pour supporter l’explosion du trafic data en France même si les opérateurs réfléchissent d’abord à la mise en place de nouvelles offres tarifaires basées sur l’usage.

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