Publié par : Papy40 | 02/04/2012

Free Mobile : une étude confirme qu’un appel sur deux ne passe pas en heures de pointe

 

Source : ZDNet

TechnologieEn moyenne, à Paris et à Lyon, un tiers des appels passés sur le réseau du nouvel entrant n’aboutissent pas.

Epinglées par les utilisateurs, dénoncées par la concurrence et une association de consommateurs, les difficultés pour téléphoner à travers le réseau de Free Mobile, notamment pendant les heurs de pointe, ont pour la première fois été précisément mesurées.

C’est le magazine Capital qui a demandé au cabinet Directique d’effectuer une étude sur la question. Comme on pouvait s’en doutait, les résultats ne sont pas fameux pour l’opérateur.

Le cabinet a vérifié fin mars la qualité du réseau à Paris  et dans sa région : 33% intra-muros, 66% en banlieue, entre le 27 mars à 14 h 30 et le 28 mars à 21 h 15) et à Lyon (30% en centre-ville, 70% en banlieue, entre le 26 mars à 17 h 45 et le 28 mars à 13 h 30). La méthode : appeler toutes les trente secondes la messagerie de Free.

Une moyenne d’échec de 32%

En tout, 9392 tests d’appel et de 9392 tentatives de téléchargement ont été effectués.

"Aux heures de pointe, c’est-à-dire entre 18 heures et 21 heures, le taux d’échec des appels téléphoniques passés sur Free Mobile atteint 46% à Paris et Lyon […]. Pour comparaison, il n’est que de 1% chez Orange, SFR et Bouygues. ", révèlent les mesures.

Pire, les difficultés ne se concentrent pas seulement le soir. Le taux d’échec atteint pour le reste de journée 14% contre 1% pour les autres opérateurs de réseau. En moyenne, 32% des appels sur Free Mobile n’aboutissent pas à Paris et à Lyon.

Si la voix pose problème, la data n’est pas logée à meilleure enseigne. Toujours selon Directique, le téléchargement d’un petit fichier de 2 Mo s’est révélé impossible dans 16% des cas en heures de pointe.

Conclusion sans appel du cabinet : "Même sur son propre réseau, Free Mobile offre une piètre qualité de service. Le taux d’échec des appels y atteint 4%, encore quatre fois plus que chez les autres opérateurs."
Dans le même temps, l’Arcep, le régulateur des télécoms a comme prévu publier les conclusions de ses propres mesures concernant la couverture du réseau de Free Mobile.

On y lit que les deux séries de mesures confirment bien que l’opérateur a atteint 27% de couverture. Mais pour la concurrence, ces mesures sont faussées car Free Mobile a pu allumer des antennes pendant ces tests pour ensuite les éteindre.

Par ailleurs, le régulateur ne s’est pas attaché à mesurer la qualité de service (ce qui devrait bientôt être fait). Mais on peut tout de même lire certains constats qui confirment les difficultés réseau de Free.

L’Arcep confirme la couverture et les difficultés

"Il a été constaté, sur des zones très localisées, des problèmes ponctuels en matière de qualité de service, ce qui a nécessité des remesures sur le terrain et le cas échéant un nouveau traitement de ces mesures", peut-on lire.

Rappelons que selon Orange, partenaire de Free Mobile, les difficultés en heures de pointe sont dues le problème à un problème au niveau des liens d’interconnexion entre les deux opérateurs.

"Orange fournit à Free mobile ces liens d’interconnexion appelés BPN (bloc primaire numérique) en fonction des prévisions de trafic que Free mobile nous donne. La dimension de ce lien d’interconnexion est de la seule responsabilité de Free qui a sous-estimé ses prévisions, ce qui explique ces désagréments. La responsabilité d’Orange est que son réseau fonctionne, ce qui est le cas, depuis le début!", explique Jean-Luc Vuillemin, patron du réseau chez Orange.

Et d’enfoncer le clou : "Orange n’a aucune responsabilité dans les incidents rencontrés par Free. Nous passons beaucoup de temps à concevoir et à faire vivre nos réseaux. Nous avons, bien sûr, anticipé que les clients Free ressortiraient des vieux terminaux 2G de leur tiroirs…"

Reste qu’Orange réitère ses menaces de suspendre l’accord qui ne demande pourtant qu’à être ajusté. "Le contrat prévoit que si le réseau d’Orange était affecté, nous pourrions suspendre le service à Free, le temps qu’il retrouve un fonctionnement normal", précise Jean-Luc Vuillemin.

Free de son côté qui a pour la première évoqué ces incidents, en confirmant également le problème dans l’interconnexion, promet un retour à la normale à partir du 9 avril.

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