Publié par : Papy40 | 25/07/2017

Windows 10 et l’ornière sur la route de Windows as a Service

 

Source : ZDNet

Technologie : Le passage de Microsoft au modèle Windows as a Service peut être source de nombreux avantages, mais il s’accompagne également de conséquences inattendues.

La découverte la semaine dernière que des millions de PC mis à niveau vers Windows 10 pourraient être privés de support beaucoup plus tôt que prévu est une conséquence inattendue du passage en cours de Microsoft vers un modèle Windows as a Service.

Dans l’ancien modèle, il était très facile de comprendre où vous en étiez avec Windows. Microsoft publiait longtemps à l’avance les dates auxquelles le support des différentes versions de son logiciel prendrait fin.

"Tout produit Windows a un cycle de vie. Le cycle de vie commence lorsqu’un produit est publié et se termine lorsqu’il n’est plus pris en charge. Connaître les dates clés dans ce cycle de vie vous aide à prendre des décisions éclairées afin de déterminer quand mettre à jour ou apporter d’autres modifications à votre logiciel" explique Microsoft.

Par exemple, Windows 7 atteindra la fin du support étendu en janvier 2020 : au-delà, les utilisateurs n’obtiendront plus de mises à jour de sécurité (cette date est donc à inscrire à son agenda).

Bien sûr, les utilisateurs risquent de se plaindre que leur logiciel préféré soit mis hors service. Ils pourraient même conserver l’ancienne version de Windows plutôt qu’adopter son successeur. Mais pour chacun, la nature de cette échéance était claire.

Avec Windows 10, c’est un peu différent

Windows 10, comme les versions antérieures de Windows, dispose encore d’une date de fin de support, en octobre 2020, et une date de fin du support étendu, en octobre 2025.

Mais Windows 10 est diffusé sous la forme de « Windows as a Service », ce qui rend tout un peu plus compliqué. Plus que les versions précédentes de Windows, elle évolue constamment, avec des mises à jour mineures chaque mois et une mise à jour majeure tous les six mois.

Pour de nombreux utilisateurs, c’est formidable, car cela signifie un flux régulier de mises à jour et de nouvelles fonctionnalités permettant à leur PC d’évoluer.

Mais comme l’a révélé mon collègue Ed Bott, cela a d’autres conséquences et les propriétaires de PC en ont fait la découverte la semaine dernière.

Certains PC, migrés vers Windows 10 il y a moins de deux ans, sont interdits de mise à jour vers Windows 10 Creators Update. La raison avancée par Microsoft : les terminaux embarquent des processeurs Intel Clover Trail – dont Intel n’assure plus le support. Des millions de ces PC ont été vendus en 2013 et 2014.

Mais, pire encore, en raison du fonctionnement de Windows as a Service, ces appareils ne devraient plus bénéficier non plus des mises à jour de sécurité à partir du début de l’année prochaine.

Microsoft a été clair quant à la possibilité qu’une telle chose se produise comme le souligne la page de cycle de vie de Windows : "Un périphérique peut ne pas être en mesure de recevoir des mises à jour si le matériel de l’appareil est incompatible, manque de pilotes actuels ou par ailleurs sort de la période de support du constructeur (Original Equipment Manufacturer, OEM)."

Mais c’est avec Clover Trail que la plupart des utilisateurs ont pris conscience pour la première fois qu’un tel scénario pouvait devenir réalité.

Microsoft soutient que si les fabricants de matériel cessent de supporter un périphérique ou des composants clés, ou cessent de mettre à jour les pilotes, alors Windows 10 pourrait ne pas fonctionner correctement. Mais il a également déclaré qu’il fournirait des mises à jour de sécurité pour ces ordinateurs jusqu’à 2023, ce qui est indéniablement la bonne réponse à apporter.

Une question essentielle est de savoir si d’autres cas d’équipements hors support se produiront. Après tout, peu de consommateurs ou d’entreprises ont une idée de la date à laquelle les fournisseurs de matériel cesseront de supporter les processeurs (ou d’autres composants) de leurs PC.

Nul ne s’attend à ce que son PC fonctionne éternellement. Le logiciel évolue et le matériel ne peut suivre cette évolution de la même manière.

Et il est vrai qu’un scénario similaire se produit tout le temps avec les smartphones, où le principe de la mise à jour gratuite des OS est la norme depuis un certain temps. Souvent, lors de la sortie d’une nouvelle version d’Android ou iOS, le matériel ancien est écarté de la mise à jour (Apple y répond mieux que l’écosystème Android fragmenté). Mais ce que les clients désirent réellement, c’est la certitude.

Le passage à Windows as a Service devrait présenter de nombreux avantages pour les utilisateurs de PC et pour Microsoft lui-même. Mais avec ce changement en faveur d’un Windows sous forme de service, les attentes des utilisateurs de PC changent également. Microsoft devrait se montrer transparent sur la façon dont l’expérience évoluera.

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